Nouveaux au 14 juillet [Salut les frenchies !]

Nouvelles chansons de ces derniers jours :

A126 Am’ton, vinèz par ci Une des incantations aux animaux comme il y en avait beaucoup et qui doivent aussi remonter assez loin dans l’histoire de l’humanité, sous des formes très diverses. Ici, à l’adresse du hanneton.

A138 Ahier au soir Je reviendrai sur ce chant qui a des cousins dans la francophonie.

A140 Voici le mois de mai Autre chant de mai, entraînant lui aussi, dont la parenté est évidente avec les précédents (voir billet du 5 juillet). Il témoigne de la forte présence de cette tradition dans le nord français en correspondance directe avec le sud wallon.

A139 Le premier jour de mai Parenté évidente aussi pour cette version du Brabant, une région moins souvent répertoriée pourtant.

A137 Nous bénissons tous St Grégoire

A141 Madam’, nous venons vous voir.

Avec ces deux chants, il s’agit de chants de quête moins connus mais bien représentés, à savoir pour le 12 mars qui est la St Grégoire. Un enfant se déguise en évêque avec une mitre de carton, ornée de rubans multicolores et qui emmène les autres enfants pour un tour du village, espérant recevoir oeufs, lait, farine, … Cette fête était celle des écoliers en de très nombreuses régions, avec l’accord et, parfois, la collaboration du maître d’école.

Cette fête, essentiellement une quête, pourrait-elle se rattacher au milieu des maîtrises des cathédrales ? En effet, longtemps, les écoles ont surtout été celles gérées par le chapitre des églises pour les chants de la liturgie. Certaines pratiques peuvent le laisser deviner qui voient l’enfant-évêque doté de certains pouvoirs. Cela pouvait aller, au début du XXme siècle, jusqu’à commander au maître d’école. On est là proche des pratiques qui sévissaient lors de la fête des St Innocents (le 28 décembre), souvent anticipée à la St Nicolas (6 déc.) et habituellement prolongée jusqu’aux Rois Mages de l’Épiphanie (6 janvier), parfois avec des excès réprouvés par l’église (par ex., la Fête des fous, la messe de l’âne, …). On voit aussi, au XXme siècle, dans la région de Namur notamment, le petit St Grégoire « se choisir une femme » qui devait, ainsi que la propre mère du St Grégoire, cuire des omelettes et des gaufres pour tous les enfants …

Le lien n’est pas direct et, donc, il faudrait creuser davantage, même si St Grégoire était le patron des petits chanteurs puisqu’on lui attribuait la création de la première schola.

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