Archive pour la catégorie ‘Nouvellement pondus’

Toutes les chansons de Wallonie

Dimanche 18 juillet 2010

Toutes les chansons de Wallonie, c’est vraiment prétentieux !

Pour ceux qui suivent l’évolution de ce site, j’ai opté pour une nouvelle approche. Constituer un répertoire des chansons en établissant systématiquement la fiche de chaque nouvelle chanson proposée, cela prend un temps considérable. Le but de cette nouvelle approche est de constituer un répertoire le plus complet possible —progressivement— des chansons de Wallonie.

Pour rappel, ma démarche vise au long des années à rendre disponibles le répertoire déjà publié, fût-ce de manière confidentielle. Beaucoup de publications ont dû connaître un tirage très limité. Beaucoup de ces publications ont échoué, quasi d’office, dans des bibliothèques d’écoles, des administrations culturelles, etc. où elles végètent dans l’ignorance la plus complète ou, plus probablement, ont disparu … À ces chansons s’en ajoutent d’autres, inédites celles-là, principalement connues par Roger Pinon ou Édouard Senny, voire découvertes de manière fortuite.

L’avantage de cette approche c’est de pouvoir progresser plus rapidement. Par exemple, en scannant les tables des matières. Le plus gros avantage sera de disposer enfin d’une estimation précise de l’ensemble du fonds des chansons de Wallonie, en premier lieu à mon adresse propre car ce fonds est tellement hétéroclite qu’il est difficile de s’en faire une représentation exacte. Pour le public, c’est aussi disposer de cette information avec quelques repères : localisation par régions, genre, source. Répertoire en cours de constitution.

La plupart des titres de ce répertoire comporte des liens inactifs. Pour des raisons techniques, ces informations étant importées d’une base de données, il est commode de procéder ainsi : quand la fiche d’une chansons sera établie, il suffira d’ajouter le nom de la fiche à l’intérieur du lien pour que celui-ci aboutisse. Pour ceux qui souhaitent consulter les fiches déjà disponibles, il suffit d’utiliser la liste usuelle déjà existante.

Un arc-en-ciel sous la main …

Dimanche 6 septembre 2009

Si cela vous dit, je vous propose un arc-en-ciel en ligne, pour égayer vos journées de l’été indien … :-)

Ce n’est peut-être pas votre tasse de thé de réaliser des pages html pour un site mais il est très agréable d’y jouer avec les couleurs : ça ne coûte pas plus cher, pour une page, de la faire jolie plutôt qu’en style pub « toutes boîtes » :-)

Dans ce genre de travail, on peut coder les couleurs avec 6 chiffres et lettres (= en alphanumérique : FF6666, par ex.) ou en rgb (Red, Green, Blue—en dosant chacune des 3 couleurs de base de 0 à 255 ou en %). Ici, par contre, je vous invite à coder en utilisant des mots courants : purple, white, sienna, maroon, olive, …

Rendez vous sur mon nuancier pour une information plus complète. Si ce n’est pas par intérêt, ce sera pour le plaisir des yeux (comme dans les souks arabes …)

Un ensemble de nouvelles fiches

Mercredi 19 août 2009

Vous trouverez sur le site une centaine de nouvelles fiches de chansons ajoutées en une fois en scannant une série de fiches réalisées manuellement il y a une vingtaine d’années, le but étant d’augmenter rapidement la base de manière conséquente.

Les chansons ajoutées s’adressent spécialement à des pédagogues du solfège car elles reprennent quelques chansons préparées par Édouard SENNY (1923-1980) pour une conférence prononcée un mois avant son décès accidentel et rédigée, à titre posthume, par votre serviteur (Chansons traditionnelles wallonnes pour l’école, in vol. XII, Le folklore de l’enfance, Commission Royale Belge de folklore, 1982). La série actuellement insérée avait complété ce choix pour réaliser l’objectif d’Édouard Senny : fournir aux pédagogues une anthologie de chants de la tradition wallonne pour l’ensemble des gammes càd depuis les échelles prépentatoniques (à 2, 3 et 4 sons) et pentatoniques jusqu’aux échelles hexa- et heptatoniques, dont certaines modales. Donc, pour un apprentissage progressif de la lecture en commençant par 2 ou 3 sons jusqu’à la gamme à 7 sons.

Beaucoup d’enfantines, donc, souvent courtes (cris de métiers, berceuses, …) mais certaines d’un autre type tout de même. Ainsi, s’y trouvent ajoutés des chants de la Famenne, encore jamais publiés et que Senny avait recueillis —en ±1965 sans doute— avec son vieux complice Wéry après deux colloques (méconnus) à Marche sur les musiques traditionnelles (en 1963 et 1964 — mêmes références que plus haut, vol. II, 1965). S’y ajoutent aussi quelques chants du recueil remarquable (mais quasi introuvable) de SIMON (pour la région de Ciney) et DENÉE (pour la région de Huy) et du non moins remarquable recueil établi par Senny lui-même : Chansons populaires de l’Ardenne septentrionale, Commission Royale de folklore, 1961.

Cette version manuscrite de chansons wallonnes sera révisée ultérieurement pour une rédaction définitive en version numérique, notamment selon des critères que je suis actuellement, par exemple la découpe des chants sur les phrases du texte.

Nouveaux au 14 juillet [Salut les frenchies !]

Mardi 14 juillet 2009

Nouvelles chansons de ces derniers jours :

A126 Am’ton, vinèz par ci Une des incantations aux animaux comme il y en avait beaucoup et qui doivent aussi remonter assez loin dans l’histoire de l’humanité, sous des formes très diverses. Ici, à l’adresse du hanneton.

A138 Ahier au soir Je reviendrai sur ce chant qui a des cousins dans la francophonie.

A140 Voici le mois de mai Autre chant de mai, entraînant lui aussi, dont la parenté est évidente avec les précédents (voir billet du 5 juillet). Il témoigne de la forte présence de cette tradition dans le nord français en correspondance directe avec le sud wallon.

A139 Le premier jour de mai Parenté évidente aussi pour cette version du Brabant, une région moins souvent répertoriée pourtant.

A137 Nous bénissons tous St Grégoire

A141 Madam’, nous venons vous voir.

Avec ces deux chants, il s’agit de chants de quête moins connus mais bien représentés, à savoir pour le 12 mars qui est la St Grégoire. Un enfant se déguise en évêque avec une mitre de carton, ornée de rubans multicolores et qui emmène les autres enfants pour un tour du village, espérant recevoir oeufs, lait, farine, … Cette fête était celle des écoliers en de très nombreuses régions, avec l’accord et, parfois, la collaboration du maître d’école.

Cette fête, essentiellement une quête, pourrait-elle se rattacher au milieu des maîtrises des cathédrales ? En effet, longtemps, les écoles ont surtout été celles gérées par le chapitre des églises pour les chants de la liturgie. Certaines pratiques peuvent le laisser deviner qui voient l’enfant-évêque doté de certains pouvoirs. Cela pouvait aller, au début du XXme siècle, jusqu’à commander au maître d’école. On est là proche des pratiques qui sévissaient lors de la fête des St Innocents (le 28 décembre), souvent anticipée à la St Nicolas (6 déc.) et habituellement prolongée jusqu’aux Rois Mages de l’Épiphanie (6 janvier), parfois avec des excès réprouvés par l’église (par ex., la Fête des fous, la messe de l’âne, …). On voit aussi, au XXme siècle, dans la région de Namur notamment, le petit St Grégoire « se choisir une femme » qui devait, ainsi que la propre mère du St Grégoire, cuire des omelettes et des gaufres pour tous les enfants …

Le lien n’est pas direct et, donc, il faudrait creuser davantage, même si St Grégoire était le patron des petits chanteurs puisqu’on lui attribuait la création de la première schola.